Une police d’écriture pour les élèves ayant une dyslexie

Tel que détaillé par Saint-Laurent (2008), la dyslexie est, selon l’International Dyslexia Association (2002), « un trouble d’apprentissage spécifique de la lecture, d’origine neurologique, caractérisé par des difficultés de reconnaissance de mots, de décodage et d’orthographe » (p.161).

Afin d’aider les élèves ayant une dyslexie à lire plus aisément, Christian Boer, un graphiste néerlandais dyslexique, a développé une police d’écriture (Dyslexie). L’une des particularités de cette police, c’est que les bases des lettres sont plus foncées, permettant ainsi de différencier plus facilement certaines lettres (ex.: b et d).

Pour plus d’informations, je vous invite à consulter le site Internet d’AuxiliDys (distributeur exclusif de la police en question): http://www.auxilidys.fr/

Bonne écriture😉

Référence:

Saint-Laurent, L. (2008). Enseigner aux élèves à risque et en difficulté au primaire, 2e édition. Montréal: Gaëtan Morin éditeur.

 

Et si on jouait?

L’an passé, j’ai eu la chance de remplacer 8 semaines dans une classe maternelle. Cette expérience m’a permis de découvrir davantage la richesse du préscolaire. Cette période représente un tremplin vers le primaire et permet à l’enfant de se familiariser avec les lettres et les nombres, en plus de développer ses habiletés sociales.

J’ai grandement appris de cette expérience, notamment le pouvoir pédagogique du jeu. D’une part, les jeux de société peuvent permettent aux enfants d’apprendre à partager, perdre, gagner ou attendre leur tour. D’autre part, ils permettent d’acquérir de nouvelles connaissances. Une fois par semaine, par exemple, je demandais aux enfants de se séparer en deux groupes. L’un des groupes recevait une pièce de casse-tête avec l’image d’un animal et devait se cacher dans la classe. L’autre groupe recevait une pièce de casse-tête sur laquelle se trouvait le nom des animaux imagés. Ce jeu permettait aux élèves de s’amuser à lire (oui oui, déjà) le nom des animaux et de partir à la recherche de leur acolyte (association mot-image).

Dans le même ordre d’idées, cette expérience m’a également permis de réaliser que les élèves peuvent faire des pas de géants en ce qui a trait à l’apprentissage de la lecture et de l’écriture. En effet, par exemple, une jeune fille m’a grandement impressionnée vers la fin de l’année scolaire. Elle s’amusait dans le coin « tableau » à dessiner et à écrire. Sur le tableau se trouvaient ces mots : Kouin pour les filles.

Classe

 

À 6 ans, cette jeune fille était déjà capable d’écrire en réalisant une correspondance entre les sons et les lettres. Pour moi, cette phrase représente bien tout le potentiel du préscolaire. Une enseignante qui use de créativité pour aider ses élèves à connaitre les lettres de manière amusante les prépare à l’apprentissage plus formel de la lecture et l’écriture. Alors, et si on jouait?

 

 

Projet de correspondance québéco-belge (suite)

Depuis quelques semaines, notre projet de correspondance québéco-belge a débuté. Mes élèves ont écrit une première lettre à leurs correspondants liégeois afin de leur présenter leur école et leur classe et ils ont reçu, quelques semaines plus tard, leur première lettre. Ce fut un plaisir de découvrir les principales expressions belges utilisés et les termes différents employés pour décrire leur environnement scolaire.12231544_10156203978975147_1327685001_n

Très bientôt, nous débuterons les activités associées au deuxième thème: les Fêtes. Nos élèves devront décrire les principales Fêtes de leur pays respectif et les coutumes y étant liées. Ils pourront notamment comprendre que notre « Père Noël » est leur « Saint-Nicolas ».

Au cours de l’année, nous exploiterons aussi le thème de la cuisine. Ma collègue belge et moi réaliserons une recette typiquement québécoise ou belge et nous la ferons découvrir à nos élèves respectifs (pour ma part, je lui ai conseillé de faire le « pouding chômeur »!).

En plus d’apprécier ces activités, je suis ravie de découvrir les nouvelles connaissances géographiques et culturelles que les élèves peuvent acquérir. En effet, mes élèves sont désormais en mesure de situer la Belgique en Europe et savent, entre autres, que les jeunes débutent l’école à 2 ans et demi.

Bref, ce projet emballe autant les élèves que les enseignantes!

Madame Suzie

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