Archives de Catégorie: Éducation

Un modèle de persévérance scolaire

Récemment, je suis tombée sous le charme du blogue de Charles McKenna, un jeune adulte qui pourrait être qualifié de « modèle de persévérance scolaire ».

Ayant reçu un diagnostic de dysphasie, apraxie et dyspraxie, ce jeune homme résume sur son site son enfance et son parcours scolaire parsemé de réussites et d’embûches . Je vous invite fortement à découvrir son histoire à la fois intéressante et inspirante.

L’adresse du blogue est la suivante: http://www.mckennacharles.com/accueil

Je termine cet article avec cette citation tirée du site en question qui résume efficacement le message d’espoir et de persévérance véhiculé par Charles:

« On se demande pourquoi on n’est pas comme les autres, pourquoi ça semble si facile pour eux et si difficile pour nous. C’est vrai que ce n’est pas facile, que l’on peut se décourager et que nos années d’école au primaire et au secondaire ne sont pas évidentes à traverser. Plusieurs abandonnent, par contre, j’ai une bonne nouvelle pour vous : j’ai réussi! Eh oui! J’ai réussi à avoir mon diplôme d’études secondaires (D.E.S.) et j’en suis très fier! Pas un diplôme  adapté! Un diplôme comme les autres. Alors pour ceux et celles qui aimeraient avoir leur diplôme, et peu importe d’où vient le diplôme, et qui pensent que ce n’est pas possible : ERREUR! C’est possible! Il faut simplement que vous y croyez et il ne faut JAMAIS lâcher! »

Bonne lecture,

Madame Suzie

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Une police d’écriture pour les élèves ayant une dyslexie

Tel que détaillé par Saint-Laurent (2008), la dyslexie est, selon l’International Dyslexia Association (2002), « un trouble d’apprentissage spécifique de la lecture, d’origine neurologique, caractérisé par des difficultés de reconnaissance de mots, de décodage et d’orthographe » (p.161).

Afin d’aider les élèves ayant une dyslexie à lire plus aisément, Christian Boer, un graphiste néerlandais dyslexique, a développé une police d’écriture (Dyslexie). L’une des particularités de cette police, c’est que les bases des lettres sont plus foncées, permettant ainsi de différencier plus facilement certaines lettres (ex.: b et d).

Pour plus d’informations, je vous invite à consulter le site Internet d’AuxiliDys (distributeur exclusif de la police en question): http://www.auxilidys.fr/

Bonne écriture 😉

Référence:

Saint-Laurent, L. (2008). Enseigner aux élèves à risque et en difficulté au primaire, 2e édition. Montréal: Gaëtan Morin éditeur.

 

Et si on jouait?

L’an passé, j’ai eu la chance de remplacer 8 semaines dans une classe maternelle. Cette expérience m’a permis de découvrir davantage la richesse du préscolaire. Cette période représente un tremplin vers le primaire et permet à l’enfant de se familiariser avec les lettres et les nombres, en plus de développer ses habiletés sociales.

J’ai grandement appris de cette expérience, notamment le pouvoir pédagogique du jeu. D’une part, les jeux de société peuvent permettent aux enfants d’apprendre à partager, perdre, gagner ou attendre leur tour. D’autre part, ils permettent d’acquérir de nouvelles connaissances. Une fois par semaine, par exemple, je demandais aux enfants de se séparer en deux groupes. L’un des groupes recevait une pièce de casse-tête avec l’image d’un animal et devait se cacher dans la classe. L’autre groupe recevait une pièce de casse-tête sur laquelle se trouvait le nom des animaux imagés. Ce jeu permettait aux élèves de s’amuser à lire (oui oui, déjà) le nom des animaux et de partir à la recherche de leur acolyte (association mot-image).

Dans le même ordre d’idées, cette expérience m’a également permis de réaliser que les élèves peuvent faire des pas de géants en ce qui a trait à l’apprentissage de la lecture et de l’écriture. En effet, par exemple, une jeune fille m’a grandement impressionnée vers la fin de l’année scolaire. Elle s’amusait dans le coin « tableau » à dessiner et à écrire. Sur le tableau se trouvaient ces mots : Kouin pour les filles.

Classe

 

À 6 ans, cette jeune fille était déjà capable d’écrire en réalisant une correspondance entre les sons et les lettres. Pour moi, cette phrase représente bien tout le potentiel du préscolaire. Une enseignante qui use de créativité pour aider ses élèves à connaitre les lettres de manière amusante les prépare à l’apprentissage plus formel de la lecture et l’écriture. Alors, et si on jouait?

 

 

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