Archives de Catégorie: Préscolaire

Et si on jouait?

L’an passé, j’ai eu la chance de remplacer 8 semaines dans une classe maternelle. Cette expérience m’a permis de découvrir davantage la richesse du préscolaire. Cette période représente un tremplin vers le primaire et permet à l’enfant de se familiariser avec les lettres et les nombres, en plus de développer ses habiletés sociales.

J’ai grandement appris de cette expérience, notamment le pouvoir pédagogique du jeu. D’une part, les jeux de société peuvent permettent aux enfants d’apprendre à partager, perdre, gagner ou attendre leur tour. D’autre part, ils permettent d’acquérir de nouvelles connaissances. Une fois par semaine, par exemple, je demandais aux enfants de se séparer en deux groupes. L’un des groupes recevait une pièce de casse-tête avec l’image d’un animal et devait se cacher dans la classe. L’autre groupe recevait une pièce de casse-tête sur laquelle se trouvait le nom des animaux imagés. Ce jeu permettait aux élèves de s’amuser à lire (oui oui, déjà) le nom des animaux et de partir à la recherche de leur acolyte (association mot-image).

Dans le même ordre d’idées, cette expérience m’a également permis de réaliser que les élèves peuvent faire des pas de géants en ce qui a trait à l’apprentissage de la lecture et de l’écriture. En effet, par exemple, une jeune fille m’a grandement impressionnée vers la fin de l’année scolaire. Elle s’amusait dans le coin « tableau » à dessiner et à écrire. Sur le tableau se trouvaient ces mots : Kouin pour les filles.

Classe

 

À 6 ans, cette jeune fille était déjà capable d’écrire en réalisant une correspondance entre les sons et les lettres. Pour moi, cette phrase représente bien tout le potentiel du préscolaire. Une enseignante qui use de créativité pour aider ses élèves à connaitre les lettres de manière amusante les prépare à l’apprentissage plus formel de la lecture et l’écriture. Alors, et si on jouait?

 

 

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Pourquoi faire un stage à l’étranger?

Dernièrement, j’ai été de nouveau invitée à présenter quelques conseils à des étudiants qui débuteront prochainement un stage au primaire (pour voir certains d’entre eux, je vous invite à consulter cet article : http://blog.uqac.ca/2013/quoi-conseiller-a-de-futurs-stagiaires-en-enseignement/ ).

Après cette conférence, une étudiante est venue me voir. Elle m’a entendue parler de mon stage en Belgique et se demandait si « ça valait la peine de partir faire ce stage ». Voyons voir…pourquoi suis-je certaine qu’un stage à l’étranger peut être bénéfique dans la formation, mais aussi dans la vie, d’une personne? En voici les trois principales raisons :

  1. Pour apprendre

Un stage en enseignement à l’étranger, c’est la possibilité de faire de nombreux apprentissages riches et stimulants. C’est pouvoir comparer les modalités d’enseignement du Québec avec celles d’un autre pays afin de mieux les comprendre. C’est pouvoir mettre en pratique les apprentissages acquis dans le cadre de ses cours dans de nouveaux contextes. C’est pouvoir mieux se connaître, développer son sens de la débrouillardise, son autonomie, son ouverture d’esprit, etc. Finalement, c’est pouvoir en apprendre davantage sur une autre culture ou sur d’autres pays. En effet, lors de mon stage en Belgique, j’ai eu la chance de visiter l’Espagne, la Suisse, l’Italie, la France et les Pays-Bas. J’ai donc acquis de nombreux apprentissages sur ces pays européens grâce à toutes ces escapades.

Bref, faire un stage à l’étranger, c’est une chance unique d’apprendre, et ce, dans plusieurs domaines.

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  1. Pour sortir de sa zone de confort

Je me souviens encore du moment où j’ai démontré mon intérêt pour ce stage en inscrivant mon nom sur une feuille prévue à cet effet. À partir de ce moment, j’avais l’impression que je ne pouvais plus changer d’idée et j’étais… effrayée. J’avais beau avoir envie de partir, l’inconnu me faisait énormément peur. J’ai eu la chance d’avoir un copain, des amis et une famille aidants. Ils m’ont conseillée, épaulée et poussée à prendre l’avion qui me permit de vivre cette expérience se voulant être la première qui me sortit de cette fameuse zone de confort. J’ai tellement apprécié ce sentiment de liberté et de fierté étant associé à ce périple que je suis repartie l’été suivant pour Vancouver. Comme quoi ce peut être effrayant au départ de sortir de sa zone de confort, mais très formateur en bout de ligne.

  1. Pour faire de nouvelles rencontres

Voyager, c’est aussi faire de merveilleuses découvertes quant aux personnes qui se retrouvent sur notre route. Que ce soit l’artisan ou le boulanger du coin, les autres voyageurs rencontrés dans les auberges jeunesse ou  les autres étudiants avec qui vous vivez cette aventure, toutes ces rencontres demeurent stimulantes.

Pour ma part, par exemple, j’ai eu la chance de partir avec trois autres étudiantes et l’une d’entre elles est encore aujourd’hui, malgré la distance, une amie chère à mes yeux avec qui je garde un contact privilégié. Je n’aurais probablement jamais eu la chance de la connaître sans ce stage, alors j’en suis très reconnaissante.

Alors, à cette étudiante qui se demande si ça vaut la peine de faire un stage à l’étranger, je réponds, et ce, sans hésiter : « oui, ça vaut la peine ».

J’imagine que vous comprenez maintenant pourquoi.

Suzie

L’efficacité des trois étoiles du match

Dans certains sports, à la fin d’une partie, trois personnes sont nommées « les étoiles du match ». Ce sont les joueurs qui se sont le plus démarqués positivement sur le jeu. Ce ne sont pas nécessairement ceux qui ont fait le plus de points ou de buts, ce sont les joueurs qui ont persévéré pendant toute la durée de la partie. Lorsque je remplace, j’opte pour une stratégie qui adopte cette philosophie d’étoiles du match.

Three Boys Holding Sports Balls

 

 

 

 

 

 

 

Peut-être vous souvenez-vous de mon compte-rendu de suppléance?

Article à cet effet : Un rapport de suppléance personnalisé

En bas de celui-ci se trouve la section « les trois étoiles du match ». Cette fameuse section est devenue, au fil du temps, très efficace pour la gestion de la classe…

En effet, je commence toujours mes remplacements en expliquant que je devrai, à la fin de la journée, nommer les trois étoiles du match. Je précise que les étoiles représentent les trois élèves qui auront le mieux travaillé et qui auront eu un comportement exemplaire tout au long de mon remplacement dans leur classe.

Toutefois, je spécifie aux élèves que ce sont eux qui devront voter pour ces trois étoiles, qu’ils seront les arbitres. Ainsi, à la fin de mon remplacement, je prends cinq minutes pour faire voter les jeunes. Ils doivent d’abord nommer les élèves qu’ils croient être des étoiles et donner une raison justifiant ces nominations. Par la suite, nous passons au vote et j’inscris les trois étoiles choisies dans la section prévue à cet effet de mon compte-rendu de suppléance.

Le but de cette stratégie est de valoriser les bons coups des jeunes. En donnant la raison pour laquelle ils nominent un élève, ils sont en mesure de spécifier quels sont les comportements efficaces à adopter en classe.

Certains élèves me demandent parfois s’ils gagnent quelque chose en étant une étoile. Je leur réponds que leur prix est la fierté d’être une étoile du match. Ils sourient… et ont bien hâte que leur enseignante lise mon compte-rendu!

Madame Suzie

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